jeudi 20 septembre 2018

Jean-Louis Baudron: Cut-ups et collages, suite

Jean-louis Baudron Cut-ups & collages
 
 
Les Bonnes Figures de la Grand Route
 
Anubis au Soleil Couchant 210518
 

De Motel en Motel 280518 



L’île logique / n° 533 : La cam

d accord en maths reduit
Bonjour,
Entre Volheinkempfleskeschtumpf  et Turstichdungenlezrtzen, la petite France, le Palais de Rohan, la cathédrale et les ponts couverts, entre choucroute, flammenküche et autres Bretzels : Strasbourg, qu’est-ce que c’est beau, tous ces gens à vélo, le soleil, la pluriculturalité, l’Europe, tout ça… Moi qui suis pour un quart de Niederbronn, je n’avais jamais vu l’Alsace autrement qu’à la Toussaint, dans la forêt noire, pas noire du tout mais multicolore, teintes vives éclatantes et magnifiques de l’automne, alors je ne regrette pas d’y avoir passé plusieurs jours, non, mais… qu’est-ce que c’est galère d’avoir un bébé spectacle qui perd les eaux, contractions en Bretagne, et un camion en panne à 1000 bornes de là dans la ville la plus à l’Est de la France !
Mais bon, bref, on y est arrivés ! Aussi la dernière création de L’île logique, le duo clownesque « Où ai-je ma tête ? » sur les neurosciences, le cerveau, verra bien le jour comme prévu samedi prochain, le 30, à 11h, à la ferme de Mangorvenec de St Avé (56) !!L’île logique vous souhaite un bel été, scientifique et artistique…
Plusieurs interventions prévues en 2018 :– 30 juin donc : Sortie du spectacle « Où ai-je ma tête ?« , duo clownesque sur le fonctionnement du cerveau (neurosciences), à 11h à la ferme de Mangorvenec de St Avé (56) (les 10 ans de l’AMAP, dans les champs…)
– Le 4 juillet : Pilouface à 20h30 à Theix-Noyalo (56) au Parc de Brural.
– 17, 18 et 19 septembre : création d’un spectacle scientifique avec les 75 élèves de 3e année de l’école d’ingénieur ICAM (Vannes)
– 9 octobre : Pilouface à St Pierre la cour (Mayenne)
– 11 octobre à 14h et à 21h : Pilouface à Toulouse (centre culturel Henri Desbals)
– 13 octobre : Un Océan de plastique à Dieppe
– 18, 19 et 20 octobre : L’île logique (Dé-pensons ou autre…) à St Denis (festival « Maths en ville ») + ateliers de théâtre et maths.
– Du 20 au 23 octobre retrouvez L’île logique au congrès de l’APMEP
– 23 octobre : Pilouface à Sanguinet (Bordeaux)
– 6 novembre, spectacle clownesque « Galois Poincaré mythes et maths » à Orléans (Université)
– 10 novembre : Où ai-je ma tête ? à Plescop (56), dans le cadre du festival Clown hors Piste.
– 14 novembre : Un océan de Plastique à Vannes (Kercado) 15h.
– 17 novembre : un océan de plastique à Theix-Noyalo, 14h, dans le cadre du festival Clown Hors Piste.
– 8 décembre : Y a pas rien à Chateaulin
Certains de ces spectacles ne sont pas ouverts au public, mais, à titre individuel, n’hésitez pas à me contacter si vous envisagez d’y venir !!
2019 :
– L’île logique part à l’étranger !! L’affaire 3.14, ou ai-je ma tête ?, Pilouface, Galois Poincaré, des ateliers théâtre et sciences, en cours de mise en place pour la semaine des maths à Casablanca, à Dublin et peut-être Madrid…
– 29 et 30 mars : Partons ici même et « Où ai-je ma tête ? » à Decazeville
Enfin, à faire circuler sans modération :
– L’île logique co-organise la dixième édition du festival Clown hors Piste du 16 au 18 novembre prochain à Theix (56)
– Il nous reste encore des livres « A l’endroit de l’inversion« , petit essai en clownologie mathématique (préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander)
– Il nous reste des disponibilités pour la semaine de la science 2018 (la semaine des maths 2019 est quasi complète)…
– Et puis, si vous connaissez des gens riches pour co-produire une série audiovisuelle burlesque mais rigoureuse sur les mathématiques n’hésitez pas…
N°533 : la cam
La cam.
Non, pas la came, la cam.
Ce n’est pas pareil car on peut en être dépendant, et puis c’est une histoire d’œil, pas de narine…
La cam c’est pour se voir.
Parfois dans la vraie vie vraie, avec mes amis ou ma famille, on se voit.
Et finalement on sait qu’on s’est vus car nos regards se sont croisés.
Or avec la cam on ne se voit pas, aucun échange de regard.
On peut seulement voir l’autre qui est en train de nous regarder.
Mais que voit-il ?
Il me voit en train de le regarder me regarder,
C’est comme l’infini avec deux miroirs,
à la cam on ne se voit pas,
impossible de se regarder les yeux dans les yeux.
Si on veut regarder quelqu’un dans les yeux, avec la cam, il faut regarder un petit point rouge.
Il suffit juste de se convaincre que ce point rouge est le regard de ton ami.
Ce n’est pas évident, car quand même, un point rouge, c’est moins vivant qu’un regard,
sauf bien sûr pour ceux qui ont des amis avec des points rouges à la place des yeux, mais c’est rare…
et là : ah enfin, ton ami retrouve ton regard !
Enfin presque, il te voit en train de le regarder dans les yeux, certes, mais seulement comme si lui, il n’était qu’un petit point rouge…
Car on ne regarde pas pareil des yeux et un point rouge.
Mais toi, que vois-tu alors ? Un petit point rouge…
C’est nul,
alors tu regardes l’écran de l’autre, l’image de ton ami qui regarde ton image dans un écran qui regarde un point rouge.
Et personne ne voit plus aucun regard,
Foot,
Les bleus dans les yeux, coupe du Monde,
il y a un type, un cameraman,
dont le boulot consiste à trouver dans le public de beaux visages avec un regard vrai,
on y voit, visages en gros plan, des enfants, des femmes, des hommes, des émotions surtout, c’est touchant,
c’est beau et c’est sur l’écran géant du stade ça,
mais souvent tout s’écroule, c’est gâché, ou pas,
car on les voit qui voient qu’ils sont vus, plouf, ce n’est plus pareil…
C’est vraiment de la poudre aux yeux…
Une ligne blanche plutôt qu’un point rouge ?
Et puis quoi encore ? C’est n’importe quoi !
Est-ce que la cam est une came ?
Merci à chacun,
Salutations scientifiquement clownesques…

Cédricwww.ilelogique.fr
 

Isabelle Aubert-Baudron: Un grand bravo pour l’Ecole du chat – les discrets minets !

Un grand bravo pour l'Ecole du chat les discrets minets https://www.facebook.com/Ecole-du-chat-les-discrets-minets-834127466609706/ grâce à laquelle la colonie de chats du quartier a pu être quasiment circonscrite:
 
   
Mimine et Lili - Ludo
 
 
Fifi - Shy
Après ses interventions en 2013 (stérilisation de Mimine, chatte abandonnée par des voisins lors d’un changement de domicile, et de ses deux filles Lili et Lola), puis en 2017, celle de Ludo (chatte abandonnée, qui a trouvé un foyer depuis), l'association a stérilisé cette année deux chattes sauvages, Fifi et Shy, et euthanasié dès leur naissance les trois chatons de Shy.
Sur les quatre autres chatons nés d'une autre chatte sauvage, mon chien en a tué trois. Leur mère s'est enfuie avec le quatrième et l’a caché depuis. Elle vient de réapparaître, flanquée de celui-ci qui, se retrouvant seul à bénéficier du lait disponible à l’origine pour les quatre, est gras comme un moine. Vérification faite, c’est un mâle. Ouf !
Dans cette colonie, seules sont potentiellement adoptables Mimine et sa fille Lili, qui ont ne se quittent pas d'une semelle. Toutefois, ayant depuis 2013 toujours vécu à l'extérieur sur le même territoire, les essais tentés pour les familiariser avec l'environnement d'une maison se sont révélés infructueux. Fifi est à moitié apprivoisée, mais n'a pas apprécié de se retrouver dans une chambre au retour de sa stérilisation, et s'est changée en un petit diable, me mordant les mains et les mollets jusqu'à ce que je la libère. Les autres sont sauvages et ne se laissent pas approcher.
Un grand merci, donc, à Madame Courvoisier, à son équipe et aux membres de l’association l’Ecole du Chat, pour avoir pu résoudre efficacement et au moment nécessaire au niveau du quartier le problème auquel mes voisins et moi sommes confrontés depuis plusieurs années, à savoir celui de la multiplication, à une vitesse exponentielle à chaque printemps, de colonies de chats sauvages en ville.
Isabelle Aubert-Baudron
Voir la vidéo réalisée sur l’arrivée des premiers chats en 2013 : Cinq squatters dans le poulailler :

 
 

English version below

 

jeudi 7 juin 2018

Ramuntcho Matta: le Champ du Chant, vernissage Galerie Ecritures

Ramuntcho MATTA
Les Champs du Chant
Exposition du 15 juin au 15 septembre 2018
Vernissage le 15 juin à 18 h
Galerie ECRITURES 1 rue Pierre PETIT 03100 MONTLUCON
 
*
A cette occasion, Romain Becdelievre consacre son émission "Par les temps qui courent"  sur France Culture au travail de Ramuntcho Matta et de cette expo, le mercredi 13 juin à 21 h
*
Il y a bien longtemps que je voulais proposer une exposition à Ramuntcho MATTA, artiste multimédium. Car s’il est musicien, la rencontre avec Ramuntcho ne s’est pas faite seulement autour de la chanson et de la musique, mais elle s’est faite dès les années 80 à travers la poésie et la peinture, grâce à Brion GYSIN. C’était au début de la création d’ECRITURES, j’allais souvent à Paris chez Brion qui a collaboré tout de suite à la revue. Il m’a rapidement fait rencontrer Ramuntcho qu’il aimait beaucoup et dont il appréciait le travail. Avec Ramuntcho, nous ne nous sommes pas souvent retrouvés chez Brion, car ce dernier aimait recevoir individuellement les gens qu’il appréciait, mais nous parlions souvent de lui. A cette époque, en plus de l’écriture et de la peinture, la musique était présente aussi, que ce soit celle de Ramuntcho ou de Genesis P-Orridge, que nous faisait écouter Brion en expérimentant la Dream Machine. Puis est arrivée l’époque de « Toi, toi mon toit » et Ramuntcho m’a fait découvrir ses autres créations en collaboration avec Brion Gysin, Don Cherry, Elli Medeiros, Polo Lombardo, Lou Reed …. Le graphisme de ses pochettes d’alors m’avait beaucoup plu avec des écritures et des dessins qui racontaient des histoires comme celles que l’on retrouve dans son travail d’aujourd’hui. J’avais très envie que Ramuntcho montre ses créations à la galerie, ici à Montluçon, et alors qu’il a gentiment accepté, nous avons convenu de réaliser un carnet autour du travail qu’il nous présente dans cette exposition, carnet que nous avons édité et qui sera en vente à la galerie.

Jean Marc VINCENT

Entre Elli Medeiros, Don Cherry, William Burroughs et Lou Reed, il y a Ramuntcho MATTA

Ramuntcho Matta est un artiste pluridisciplinaire français né le 4 février 1960 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils du peintre chilien Roberto Matta, frère du plasticien et architecte Gordon Matta-Clark et de Federica Matta, il a vécu dans une illustre famille de créateurs en choisissant d’abord la musique comme principal support, notamment lorsqu’il habitait à New-York à la fin des années 70. 
Diagnostiqué autiste à la naissance, sa thérapie reposera sur l’apprentissage de la musique et du yoga. À 7 ans, il s’initie à la guitare auprès du Cuarteto Cedrón. En 1974-1975, il intègre successivement la Schola Cantorum pour le piano et le Conservatoire Rachmaninoff pour l’harmonie.
À l’âge de quinze ans, il fréquentait déjà Burroughs, Don Cherry, les poètes beat mais surtout Brion Gysin, poète sonore et écrivain beat américain qui avait élu résidence à Paris, et véritable inventeur de la technique du cut up selon Burroughs. « Je suis tombé sur un directeur d’école quand j’avais 15 ans qui m’a fait un deal : tu viens en cours de philo et de poésie et je ne dirai pas à tes parents que tu ne vas pas à l’école. Je veux que tu ailles faire les courses pour un ami à moi qui est très malade. Cet ami c’était Brion Gysin. Je me suis trouvé l’assistant et le secrétaire de Brion Gysin. Mais surtout je découvre Burroughs, Iggy Pop, David Bowie, Ginsberg. Je lis ce livre qui s’appelle The Third Mind qui montre, qu’à deux personnes, on peut créer une troisième personne. Donc mon travail, quand je travaille avec un artiste, avec un autiste, avec un musicien, c’est essayer de voir ce qu’il y a en lui, c’est pas de projeter. J’ai une espèce de don pour rendre la personne à l’aise avec son mal-être ». 
En 1979, il part étudier à la « Third Street School of Music » à New York. Il rencontre Laurie Anderson qui lui expose ses concepts architecturaux appliqués à la composition et rencontre John Cage. En 1981, il rencontre Don Cherry et initie avec lui une collaboration musicale qui donnera naissance à plusieurs albums.
À partir de 1984, il collabore avec une artiste uruguayenne, Elli Medeiros, sa future épouse ; il élabore avec elle une chanson « Toi mon toit », suivie de plusieurs albums trouvant une possibilité de modeler une nouvelle pop française mêlée d’influences afro-cubaines. Le tube « Toi, Mon Toit ». De nature discrète, il fut mis à la lumière avec la composition et la production du titre « Toi mon Toit », tube d’Elli Medeiros sorti en 1986, soit une paire d’années après Les Nuits de la Pleine Lune de Rohmer et la séparation du duo Elli & Jacno. Ce morceau, à l’image du parcours de Ramuntcho Matta, lui est arrivé dessus de manière plutôt accidentelle, alors qu’il n’aspirait pas nécessairement à pénétrer l’industrie du disque : « Je fais une grand distinction entre l’art et l’industrie du disque. Ça m’est tombé dessus, je n’ai rien fait pour, ma mère est tombée malade et je suis tombé amoureux. Pour Toi Mon Toit, j’avais en tête un morceau de Meredith Monk qui faisait « you you you you », et moi j’entendais « toi toi toi toi », c’est comme ça que « Toi Mon Toit » est née. C’était une vraie chanson d’amour. » « Après « Toi Mon Toit », beaucoup de maisons de disques m’ont donné beaucoup d’argent pour refaire des tubes. Mais moi ça ne m’intéressait pas,  j’allais à fond dans la direction de l’artiste. Les mecs de maisons de disques gueulaient, mais je leur disais que c’était précisément mon travail, d’accompagner les artistes. »
Après ce début de carrière artistique dans la musique de style variété pop rock à la fin des années 70, il s’oriente plus tard sur des sujets de création plus singuliers dans lesquels il utilise aussi les arts plastiques par delà son travail de compositeur afin de donner forme à des questionnements, des sujets de création plus singuliers et complexes utilisant parfois le son, le dessin, la vidéo, l’espace, les mots ou des combinatoires.
En 1989, il monte un studio d’enregistrement au Portugal. De 1991 à 2000, en tant que consultant en arborescence émotionnelle et concepteur sonore, il travaille sur des habillages sonores, des projets de CD-roms éducatifs, des scénographies interactives. Il enseigne une méthodologie du doute et est directeur du Bureau du doute à l’ENSCI. Depuis 2000, Ramuntcho Matta développe sa pratique artistique et collabore au sein du label SometimeStudio à la production d’artistes soit oubliés, soit à découvrir.
En 2008, il fonde le projet Lizières, plateforme de réflexion et d’échanges autour des notions de cultures et de ressources, avec pour objectifs de faire sortir l’avant-garde de son isolement et de donner des espaces de liberté à l’expérimentation.
En 2011-2012, il réalise un long métrage, Intimatta, consacré à son père l’artiste Roberto Matta, qui reçoit le soutien du Conseil national de la télévision chilienne
Chris Marker en tentant de définir son travail trouva l’adjectif: « multimedium ». En tant que compositeur, il a réalisé 23 CD solo et a collaboré à une vingtaine d’autres disques. Il a exposé ses travaux multimediums à Paris, New York, Londres, Madrid, Barcelone, Tokyo et Rome. Depuis toujours, Ramuntcho Matta semble avoir passé son temps à semer ses poursuivants, des requins de maisons de disques aux promoteurs, producteurs ou mécènes plus ou moins mal intentionnés. (« Si on veut avancer, il faut rester dans l’ombre. C’est de là qu’on voit le mieux la lumière »).
« Avec Laurie Anderson, j’ai découvert la construction sonore.
Avec Robert Wilson, j’ai découvert certaines notions de scénographie et d’espace.
Avec Don Cherry, j’ai découvert une conscience du jazz, de l’improvisation…
Avec Brion Gysin, j’ai découvert la narration.
Avec Félix Guattari, j’ai découvert le multiple.
Avec John Cage, j’ai découvert l’aléatoire.
Avec Chris Marker, j’ai découvert la synthèse.
Avec la musique, j’ai découvert la complémentarité.
Avec mon père, j’ai découvert le ”regarder”.
Avec mon chat, j’ai découvert le ronronnement. »


vendredi 11 mai 2018

L'île logique / N° 90 : le train du sommeil


Bonjour,

après un hiver studieux, joyeux, pluvieux, mélodieux, gadouilleux, mélodieux, et encore pluvieux... que ma grand-mère,

L'île logique continue de promouvoir par le spectacle et les ateliers, le théâtre et clown de sciences fondamentales !


Aussi, n'hésitez pas à nous contacter pour quoi que ce soit !





De surcroît, L'île logique est heureuse de vous annoncer que :


- Nous proposons un nouveau spectacle, duo clownesque scientifique tout public : "Où ai-je ma tête ?" qui aborde les nouvelles découvertes sur le fonctionnement du cerveau, neurosciences et plasticité cérébrale au programme... sortie prévue vers l'été...


- Autre nouveauté : "Toi, émois", interventions/spectacle clownesque pour les tous petits (3 mois à trois ans) : sons, mouvements, boules, cubes, noir et lumière, animaux, durées...


- L'île logique organise aussi un stage "théâtre et sciences" orienté clown et maths, pour les enseignants, les clowns, et les autres !! Les 8 et 9 Juillet 2018 en Bretagne (14h de stage) et il reste des places !


- Pour la rentrée prochaine ainsi qu'en début ou fin de semestre, nous proposons aux promos d'écoles d'ingénieur et aux universités, une création "intense" (24h sur 3 jours) d'un spectacle scientifique de et par les élèves. pour voir le programme autrement et souder la promo !




Plusieurs interventions prévues en 2018 :

- 24 mai : spectacle "Un océan de plastique" (Languidic, 56), sur la pollution des océans...

- 31 mai spectacle clownesque "Dé-pensons !" (Lorient, 56), sur la pensée critique

- 4 juin à Strasbourg, ateliers théâtre et maths avec les étudiants de l'Université + spectacle clownesque "Galois Poincaré, mythes et maths"


- 4 juillet à Theix Noyalo (56), spectacle "Pilouface, quand les clowns tombent sur la tranche", spectacle familial tout public.


- 8 et 9 juillet, stage théâtre et sciences, clown et maths, en Bretagne... il reste des places !


- 11 octobre, Toulouse, deux représentations du spectacle "Pilouface, quand les clowns tombent sur la tranche"


- 12 octobre, Dieppe, 2 représentations du spectacle "Un Océan de plastique", sur la pollution des océans par le plastique, tout public (à confirmer)


- Du 20 au 23 octobre retrouvez L'île logique à Bordeaux au congrès de l'APMEP


- 23 octobre, Sanguinet, Spectacle "Pilouface, quand les clowns tombent sur la tranche" (à confirmer)


- 6 novembre, spectacle clownesque "Galois Poincaré mythes et maths" à Orléans.

- 10 novembre, Plescop (56), dernière création clownesque "Où ai-je ma tête ?", sur les neurosciences.


Certains de ces spectacles ne sont pas ouverts au public, mais, à titre individuel, n'hésitez pas à me contacter si vous envisagez d'y venir !!





Enfin, à faire circuler sans modération :

- L'île logique co-organise la dixième édition du festival Clown hors Piste du 16 au 18 novembre prochain à Theix (56)

- Il nous reste encore des livres "A l'endroit de l'inversion", petit essai en clownologie mathématique (préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander)

- Il nous reste des disponibilités pour la semaine des maths 2019 et la semaine de la science 2018, mais qui se réduisent...

- Et puis, si vous connaissez des gens riches pour co-produire une série audiovisuelle burlesque mais rigoureuse sur les mathématiques n'hésitez pas...




N°90 : le train du sommeil


Il faut prendre le train du sommeil.

Le train du sommeil, quand il est passé c'est qu'on l'a raté, on doit attendre le suivant.


Le train du sommeil, si on l'a pris, alors on ne lit pas ceci maintenant.


On ne peut lire cela que sur un quai, même si on dit bâille bâille...
Le train du sommeil, tu sais que tu l'as pris seulement quand tu en descends.
Un train de sommeil ça passe parfois au loin, on l'entend vaguement mais on n'a plus le temps de rejoindre la gare...
Comme si il y avait des gares...

Peut-on changer de wagon dans les trains de sommeil ?



Pause pipi, ça c'est une gare,


on change de rêve,

on repart à zéro

heure vingt trois,

ou Quatre heures sept.


Tout objet abandonné sera détruit

votre précédent rêve sera anéanti

cycles de sommeil et nombre de tours de bielle,


Je déraille,

jeu des rails,


J'ai raté un train de sommeil, alors j'écris ceci,

j'erre dans une gare vide,


et toi tu lis, sur un quai forcément,


faut-il un ticket ?


Je cherche une voie,

Tiens un bonnet rouge pour me renseigner...




Où s'échoue-t-on ? Sur une grève, c'est là qu'on survit,

grève, gravats, graviers et sable,


grève, pavés parfois...

cailloux roulés,

gravité, masse grave.


Grève, bateau, zone d'échouage,

cailloux roulés,


on peut dire plage.


Bref grève, et âge des choux.





Plus de train de sommeil.

Y a-t-il un dernier train ?

Prendre un train de sommeil en marche ?

Parfois, dans le train de banlieue, le train du sommeil passe tôt, le matin pour aller au boulot


L'allumeur de réverbère ne respecte plus la consigne

je dors éveillé,

d'or, mire....
insomnie, un somme nie

somme ? Nan, bulles.

Train fantôme, et wagon lit,

défilé onirique du paysage éthéré qui passe en bon ordre fou par les fenêtres embuées du train du sommeil

vaches qui paissent et passent,

les trains regardent passer les vaches...


Marcher sur la grève ?

Les grèves sont des chaussures, on marche dessus et c'est grâce à elles qu'on avance.

Des plages ? Au quai !

Prenons le train et dormons sur le quai...


Bises,
Cédric.
Dans le train du sommeil il y a toujours de la place... Au lit !

Homage to Paul O'Donovan!

 
 


Paul O'Donovan passed away on May 8th. We got in touch through the network Interzone, when he started to send me astonishing portraits of William Burroughs. He kept sending illustrations: the ones on Burroughs, Gysin, Interzone and the Beats are gathered in the first tome of The Time of the Naguals - Around Burroughs and Gysin and in the French Tome Le Temps des Naguals - Autour de Burroughs et Gysin .

Many others are in Interzone GalleriesPaul O'DONOVAN: 1 2 3 4  6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38  39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71
and in his Facebook page.

He realized the illustration of Interzone Editions: Modified corn dollys' literary circle.

 
 
Paul also was a singer and guitar player: you can listen to his  live album "The Happy Lands and Elsewhere" and record it.
 
Farewell, Paul !  See you in the Western Lands.
My deepest sympathy to his love, Elisabeth !
 
"When you read this I am alive.
I am here on this page. I am here. I am HERE!"
                                                                             Brion Gysin, Beat Museum - Bardo Hotel Chapter 2.


dimanche 29 avril 2018

Paul-Eric Langevin: Œuvres de Paul Langevin sur Wikisource: similarités avec Korzybski

 
Paul Langevin

Publiée sur Wikisource par Paul-Eric Langevin, petit-fils de Paul Langevin: une documentation scientifique et en sciences humaines considérable: https://biblio.wiki/wiki/Paul_Langevin et  http://interdisciplinarite.blogspot.fr/search/label/Archives%20P.Langevin dans son site  Interdisciplinarités.
Paul Langevin et Alfred Korzybski écrivaient sur des sujets similaires, à partir des mêmes sources scientifiques : voir, entre autres :

Vaidas Šadeika: Lithuanian translation of « The Cat Inside » by William Burroughs

Vaidas Šadeika is a Lithuanian translator, also musician and English teacher. His translation of William Burroughs' book, "The Cat Inside", is now published by 'Literatura ir menas' (Literature and art), with thetitle "Katé viduje", on line at http://literaturairmenas.lt/2018-01-19-nr-3647/4443-vertimai/6757-william-s-burroughs-kate-viduje .

Other translations by Vaidas Šadeika

Demaskavimas by Michael Crichton,
Šamaniškos Egipto misterijos by Nicki Scully
33 karo strategijos by Robert Greene (Goodreads Author), Ovidijus Stokys (Translator), Rasa Jurevičienė (Translator), Vaidas Šadeika (Translator)

On YouTube

- Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : "The Smile" de William Blake: http://www.youtube.com/watch?v=esSKPyZtmUo- Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : Rilke
http://www.youtube.com/watch?v=QWcacWumGsM&feature=related
- Poezijos ir muzikos vakaras: Vaidas Šadeika : Rimbaud
http://www.youtube.com/watch?v=JJ-3WMU1kh0 
 

 

La Grande Librairie: François Cheng: « De l’âme »


François Busnel reçoit Luc Ferry et Frédéric Lenoir. Ce dernier évoque son ouvrage «Philosopher et méditer avec les enfants». François Cheng, poète, romancier et essayiste, publie «De l’âme», chez Albin Michel. Le slameur Abd Al Malik rend hommage à l’écrivain qui a guidé ses pas dans «Camus, l’art de la révolte».
Publicités

Education: Plan Langevin-Wallon: 71 ans

Le plan Langevin-Wallon est le nom donné au projet global de réforme de l’enseignement et du système éducatif français élaboré à la Libération conformément au programme de gouvernement du Conseil national de la Résistance (CNR) en date du 15 mars 1944. (Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Langevin-Wallon
Elaboré à la Libération (1945-1946) par une commission ministérielle présidée par Paul Langevin, physicien, puis, après la mort de ce dernier, par Henri Wallon, psychologue, élabore un plan qui avait pour but la démocratisation de l’école et l’égalité des chances. Il n’a jamais été appliqué mais il reste un des textes de référence en matière d’éducation.
 
Texte du plan Langevin-Wallon: http://www.vie-publique.fr/documents-vp/projet_langevin.shtml  https://escales.enfa.fr/wp-content/uploads/sites/7/2009/03/Plan-Langevin-Wallon.pdf



More on this subject:

Paul Langevin (1872-1946) & Henri Wallon (1879-1962) (Wikipédia)
1947, le plan Langevin-Wallon pour une école de justice et d’émancipation
Interdisciplinarités: Le blog de Paul-Eric Langevin, petit fils de Paul Langevin: Archives sur Paul Langevin

San Francisco Chronicle: Khan Academy founder wins 2018 Visionary of the Year award

Photo: Carlos Avila Gonzalez / The Chronicle – Image 2 of 17 Salman Khan reacts at his table after being awarded the San Francisco Chronicle VisionSF Visionary of the Year Award at the War Memorial Veterans Building in San Francisco, Calif., on Tuesday, March 27, 2018.
https://www.sfchronicle.com/visionsf/article/Khan-Academy-founder-wins-2018-Visionary-of-the-12786666.php
March 27, 2018 Updated: March 27, 2018 10:38pm
When Salman Khan began posting videos on YouTube more than a decade ago, the Silicon Valley entrepreneur had no idea of the celebrity he would gain, nor the impact he would have.
His online tutorials in math, with their encouraging counsel informed by degrees from Harvard and MIT, were made for friends and family struggling in school. But his audience quickly grew. Before long, Khan had quit his day job in finance to carry out a goal of delivering free Internet instruction to the world. His educational website was called Khan Academy.
On Tuesday night, Khan, 41, was presented the fourth annual Visionary of the Year Award, an honor announced by The San Francisco Chronicle at a gala at the War Memorial Veterans Building.
The award recognizes individuals who use their business savvy and entrepreneurship for social benefit. It carries a $25,000 grant from The Chronicle that can be applied to the cause of Khan’s choice.
Khan Academy today has more than 62 million registered users in nearly 200 countries. His voice, which still narrates many of the tutorials, is widely recognized, and students and parents often stop him on the street to thank him for providing an assist at school or work.
“As I tell everyone, this is just something I fell into,” he said as he accepted the award and recounted helping his cousin Nadia with her school work years ago.

On the same subject:
La Khan Academy débarque en langue française !
San Francisco Chronicle: Sal Khan creates online academy to educate anyone in world for free 

Jean-Louis Baudron: Cut-ups et collages: Dos tourné vers l’Infini & La chambre de l’Autodidacte

Le dos tourné vers l’Infini – Collage Jean-Louis Baudron


La Chambre de l’Autodidacte – Collage Jean-Louis Baudron

Jean-Louis Baudron: Cut-ups et collages: https://www.facebook.com/jeanlouis.baudron

Interzone Editions: L’Illustration 1925

Quelques tableaux tirés de l’Illustration 1925, pdf en ligne

 http://www.interzoneeditions.net/Illustration1925.pdf 

http://www.interzoneeditions.net/Illustration1925.pdf

Sous la tonnelle, par Cyprien BOULET

lundi 19 février 2018

Jean-Louis Baudron: Cut-ups & Collages: Sur ma route…

Les aléas de la route


Faire la route encore une fois II


Jean-Louis Baudron: Cut-ups & Collages Cut-ups et collages: https://www.facebook.com/jeanlouis.baudron

L'île logique / n°8 : regarder par dessus ses lunettes


Bonjour,
Bon, ça ne se fait pas, on ne souhaite pas la bonne année fin février, pour un peu on finirait même en avance pour l'année suivante...
Mais c'était le nouvel an Chinois vendredi soir...
Alors vu qu'en fait il n'y a pas de point de référence, je vous souhaite à tous un joyeux tour autour du Soleil !

De surcroît, L'île logique est heureuse de vous annoncer que :
- Nous proposons un nouveau spectacle, duo clownesque scientifique tout public : "Où ai-je ma tête ?" qui aborde les nouvelles découvertes sur le fonctionnement du cerveau, neurosciences et plasticité cérébrale au programme...
- Autre nouveauté : "Toi, émois", interventions/spectacle clownesque pour les tous petits (3 mois à trois ans) : sons, mouvements, boules, cubes, noir et lumière, animaux, durées...
- L'île logique organise aussi un stage "théâtre et sciences" orienté clown et maths, pour les enseignants, les clowns, et les autres !! Les 8 et 9 Juillet 2018 en Bretagne (14h de stage).
- Pour la rentrée prochaine ainsi qu'en début ou fin de semestre, nous proposons aux promos d'écoles d'ingénieur et aux universités, une création "intense" (24h sur 3 jours) d'un spectacle scientifique de et par les élèves. pour voir le programme autrement et souder le groupe !

Plusieurs interventions prévues en 2018 :
- 8 et 9 mars, près de Chambéry, ateliers théâtre et sciences et créations de saynètes avec des enseignants Européens (Erasmus), une classe de 6e, spectacle Pilouface en clôture.
- 19 mars : spectacle Pilouface à Vannes
- 5 et 6 avril, deux représentations de L'Affaire 3.14 près de Paris.
- 9 et 10 avril, ateliers théâtre et maths avec les sixièmes du collège de Plescop.
- 13 avril (à confirmer), 16 avril et 24 mai : spectacle "Un océan de plastique" (Quiberon, Lanester et Languidic), sur la pollution des océans...
- 31 mai spectacle clownesque "Dé-pensons !" sur la pensée critique
- 8 et 9 juillet, stage théâtre et sciences, clown et maths, en Bretagne...
- Du 20 au 23 octobre retrouvez L'île logique au congrès de l'APMEP
- 6 novembre, spectacle clownesque "Galois Poincaré mythes et maths" à Orléans.
Certains de ces spectacles ne sont pas ouverts au public, mais, à titre individuel, n'hésitez pas à me contacter si vous envisagez d'y venir !!

Enfin, à faire circuler sans modération :
- L'île logique co-organise la dixième édition du festival Clown hors Piste du 16 au 18 novembre prochain à Theix (56)
- Il nous reste encore des livres "A l'endroit de l'inversion", petit essai en clownologie mathématique (préfacé par Cédric Villani et Bertil Sylvander)
- Il nous reste des disponibilités pour la semaine des maths et la semaine de la science...
- Et puis, si vous connaissez des gens riches pour co-produire une série audiovisuelle burlesque mais rigoureuse sur les mathématiques n'hésitez pas...

N°8 : regarder par dessus ses lunettes...
Regarder par dessus ses lunettes c'est concéder quelque chose,
un brin désinvolte on octroie la trêve,
Je vous écoute mais je ne quitte pas mon ouvrage,
comme une générosité égoïste, tendre la main le poing fermé,
une concession à reculons, on donne en retenant,
oui mais non.
Regarder par dessus ses lunettes,
condescendance de vieux.
Vieux de l'ignorance,
prétention de savoir,
On voit sans voir,
Sans avoir,
sans ça voir
On fait à la fois les deux
on a quatre yeux,
Prétentieux...
prétend, cieux,
Dieux...
Pourtant c'est mignon, ce petit regard chargé, embrumé de pensées profondes, qui jaillit naïvement pour s'offrir
comme celui d'un bébé par dessus les barreaux de son parc.
On se livre aussi, mais seulement pour un instant, quand on regarde par dessus ses lunettes...
mais quand on regarde trop par dessus ses lunettes, ça bouche le nez !
et un nuage, c'est de l'eau qui vole...
Merci à chacun,
Bises et tendres salutations scientifiquement clownesques...

Cédric www.ilelogique.fr

François Darnaudet: Le Papyrus de Venise


LE PAPYRUS DE VENISE Format Kindle

Voici ma meilleur vente en numérique : environ 2 200 ventes sur Amazon à comparer avec les 1000 exemplaires de la version papier chez Nestiveqnen. C'est le livre qui a été le plus encensé et le plus conchié de mon oeuvrette. Mais j'ai adoré l'écrire, je m'en fous. Il y avait Venise, l'Atlantide, Lautréamont, Custer, un Minotaure etc. La moyenne de 3 étoiles est obtenue grâce à un grand nombre de 1 et de 5. Bref, c'est le seul de mes romans à avoir déclenché ces réactions aussi opposées. Mais 3200 ventes (2200 + 1000) à l'arrivée. Pour un roman fantastique et aussi disjoncté...
#Amazon

Quel lien mystérieux unit les chasseurs de dinosaures du dix-neuvième siècle, la mort du poète Lautréamont en plein siège de Paris, le massacre du lieutenant-colonel Custer près de Little Bighorn, la Dame d'Elche, l'effondrement du Campanile de Venise, le disque de Phaïstos, le philosophe Platon et Venise, l'immortelle Venise ?
"L'Atlantide !" répond un curieux personnage vivant sur l'île de Burano et qui dit s'être appelé Jacques Bergier dans une précédente vie.
La réédition en numérique du célèbre "Le papyrus de Venise".

Le papyrus de Venise Broché – 16 novembre 2006

Et la version papier... J'aime les deux illustrations. Celle du numérique par Elric Dufau est charmante et reposante. Celle de Pierre Massine en papier est plus tourmentée. Venise, ma chère Venise dans les deux couves.
#Amazon 



François Darnaudet https://www.facebook.com/francois.darnaudet

samedi 17 février 2018

Galerie Ecritures: exposition Jean Estaque

Jean ESTAQUE
A l’occasion du 100ème anniversaire de la mort d’Octave MIRBEAU, Jean ESTAQUE lui rend hommage en mettant en correspondance des textes, des illustrations de journaux d’époque, des œuvres des artistes soutenu par l’auteur et des travaux de Jean ESTAQUE mettant en valeur des textes significatifs de l’auteur.
Exposition du 17 février au 21 mai 2018
Vernissage le 17 février à partir de 10 h 30
Galerie ECRITURES
1, rue Pierre Petit 03100 MONTLUCON
de 15 h à 18 h du mardi au samedi et sur RDV
Hommage à
OCTAVE MIRBEAU

Octave Mirbeau, né le 16 février 1848 à Trévières (Calvados) et mort le 16 février 1917 à Paris, est un écrivain, critique d’art et journaliste français. Il connut une célébrité européenne et de grands succès populaires, tout en étant également apprécié et reconnu par les avant-gardes littéraires et artistiques, ce qui n’est pas commun.
Journaliste influent et fort bien rémunéré, critique d’art défenseur des avant-gardes, pamphlétaire redouté, Octave Mirbeau est aussi un romancier novateur, qui a contribué à l’évolution du genre romanesque, et un dramaturge, à la fois classique et moderne, qui a triomphé sur toutes les grandes scènes du monde. Mais, après sa mort, il traverse pendant un demi-siècle une période de purgatoire : il est visiblement trop dérangeant pour la classe dirigeante, tant sur le plan littéraire et esthétique que sur le plan politique et social.
Littérairement incorrect, il est inclassable, il fait fi des étiquettes, des théories et des écoles, et il étend à tous les genres littéraires sa contestation radicale des institutions culturelles ; également politiquement incorrect, farouchement individualiste et libertaire, il incarne une figure d’intellectuel critique, potentiellement subversif et « irrécupérable », selon l’expression de Jean-Paul Sartre dans Les Mains sales.
Parallèlement, en tant que critique d’art influent et doté d’une espèce de prescience, il pourfend l’art académique des Édouard Detaille, Jean-Louis-Ernest Meissonier, Alexandre Cabanel et William Bouguereau, il tourne en ridicule le système des Salons, ces « bazars à treize sous », ces « grandes foires aux médiocrités grouillantes et décorées », et il bataille pour les grands artistes novateurs, longtemps moqués et méconnus, parce que les sociétés, selon lui, ne sauraient tolérer le génie : « Tout l’effort des collectivités tend à faire disparaître de l’humanité l’homme de génie, parce qu’elles ne permettent pas qu’un homme puisse dépasser de la tête un autre homme, et qu’elles ont décidé que toute supériorité, dans n’importe quel ordre, est, sinon un crime, du moins une monstruosité, quelque chose d’absolument anti-social, un ferment d’anarchie. Honte et mort à celui dont la taille est trop haute ! »
Mirbeau se fait donc le chantre attitré d’Auguste Rodin, de Claude Monet et de Camille Pissarro ; il est l’admirateur de Paul Cézanne, d’Edgar Degas et d’Auguste Renoir, le défenseur d’Eugène Carrière, de Paul Gauguin — qui, grâce à ses articles élogieux, en février 1891, peut payer son voyage à Tahiti —, de Félix Vallotton, d’Édouard Vuillard et de Pierre Bonnard, le découvreur de Maxime Maufra, de Constantin Meunier, de Vincent van Gogh, de Camille Claudel, dont il proclame à trois reprises le « génie », d’Aristide Maillol et de Maurice Utrillo. Ses articles sur l’art ont été recueillis dans les deux gros volumes de ses Combats esthétiques, parus à la Librairie Séguier en 1993.
Ardent défenseur et collectionneur de l’art de son temps
« […] comme il sut choisir toujours les pièces les plus franches, les plus aiguës, les plus révélatrices, nul ensemble réuni par aucun amateur n’a encore offert une image aussi caractéristique de l’effort contemporain. » (préface anonyme du catalogue de la vente de sa collection).
Afin de pouvoir transformer la villa de Triel-sur-Seine en un lieu de villégiature pour les littérateurs et artistes « maltraités par le sort », sa veuve dut vendre cette importante collection de Tableaux, aquarelles, pastels et dessins, par Paul Cézanne (13 œuvres, dont deux autoportraits), Bonnard, Cross, Daumier, Paul Gauguin, Vincent van Gogh (2 œuvres, dont Le Père Tanguy, 1887), Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Renoir, Rodin (23 dessins), K.-V. Roussel, Seurat, Signac, Utrillo, Félix Vallotton (M. Thadée Natanson, 1897), Valtat, Vuillard, et des sculptures par Camille Claudel (un plâtre), Aristide Maillol (10 plâtres, terres cuites, bois et bronzes) et Rodin (11 plâtres, marbres et bronzes, dont le buste de Victor Hugo et celui de l’écrivain, qui peut être celui reproduit plus bas), fut mise aux enchères publiques, le 24 février 1919, à la galerie Durand-Ruel, 16, rue Laffitte, à Paris.
Mirbeau n’a jamais été oublié et n’a jamais cessé d’être publié, mais on l’a souvent mal lu, à travers de trompeuses grilles de lecture (par exemple, nombre de critiques et d’historiens de la littérature l’ont embrigadé bien malgré lui parmi les naturalistes), ou bien on a voulu voir dans plusieurs de ses romans des œuvres érotiques, comme en témoignent nombre de couvertures de ses innombrables traductions. On a aussi eu fâcheusement tendance à réduire son immense production aux trois titres les plus emblématiques de son œuvre littéraire.
Politiquement incorrect, socialement irrécupérable et littérairement inclassable, il a traversé, après sa mort, une longue période d’incompréhension de la part des auteurs de manuels et d’histoires littéraires ; et le faux « Testament politique », rédigé par Gustave Hervé et publié cinq jours après sa mort par sa veuve abusive, Alice Regnault, a contribué à brouiller durablement son image.
Fondée à Angers le 28 novembre 1993 et présidée par Pierre Michel, professeur agrégé et docteur-ès-lettres, biographe et éditeur de Mirbeau, la Société Octave Mirbeau a pour objectif de contribuer à la connaissance de la vie, des combats et de l’œuvre du grand écrivain normand par tous les moyens à sa disposition. Heureusement, depuis vingt ans, grâce au développement des études mirbelliennes et de (parution de sa biographie, nombreuses découvertes de textes insoupçonnés, publication de très nombreux inédits, fondation de la Société Octave Mirbeau, création des Cahiers Octave Mirbeau, organisation de nombreux colloques internationaux et interdisciplinaires (sept entre 1991 et 2007), constitution d’un Fonds Octave Mirbeau à la Bibliothèque Universitaire d’Angers, ouverture de deux sites web consacrés à Mirbeau, mise en ligne de la plus grande partie de ses écrits), on le découvre sous un jour nouveau, on le lit sans idées préconçues ni étiquettes réductrices, on publie la totalité de son œuvre, dont des pans entiers étaient méconnus ou ignorés, voire totalement insoupçonnés (ses romans écrits comme nègre, par exemple), et on commence tardivement à prendre la mesure de son tempérament d’exception, de son originalité d’écrivain et du rôle éminent qu’il a joué sur la scène politique, littéraire et artistique de la Belle Époque, ainsi que dans l’évolution des genres littéraires.
À voir : http://www.mirbeau.org/liens.html
Galerie ECRITURES 1 rue Pierre Petit 03 100 MONTLUCON
http://www.koifaire.com/auvergne/galerie,ecritures-15609.html
facebook  http://www.facebook.com/galerie.ecritures

jeudi 1 février 2018

Galerie Didier Devillez: Vernissage exposition Arié Mandelbaum


 

Didier Devillez
a le plaisir de vous convier
au vernissage de l’exposition

ARIÉ MANDELBAUM
Généalogie(s)
le samedi 3 février 2018
de 16 à 19h

GALERIE DIDIER DEVILLEZ
53 rue Emmanuel Van Driessche
1050 Bruxelles (Belgique)
Tél./Fax +32 (0)475 931 935
devillez@skynet.be http://www.galeriedidierdevillez.be/

Jean-Louis Baudron: Cut-ups et Collages: Un Rêve Plein de Soucis


Cut-ups et collages: https://www.facebook.com/jeanlouis.baudron

Galerie Ecritures: Décrochage chorégraphique, Bruno Danjoux

 
La galerie Ecritures, Bruno Danjoux, artiste peintre, danseur et chorégraphe, et l'Association de danse contemporaine Kadansé
Présentent
HAPPENING DANSE à la galerie Ecritures

 Le samedi 10 février 2018 à 18h

Bruno Danjoux, après une expo en 2010, puis en 2014, revient à la galerie Ecritures pour une nouvelle exposition « Ecouter la Lumière ». Dans ce cadre, il a animé un stage de danse contemporaine avec l’association Kadansé : « J’avais envie lors de ce stage en lien avec l’exposition Ecouter la lumière, de travailler sur ce que j’appelle les volumes porteurs de la présence. Qui danse quand je danse ? Quel est le monde que je porte en moi et que je donne à voir ? Comment retrouver cette clarté antécédente qui m’habite et qui coud le monde ensemble ; la pesanteur et la légèreté, l’intelligence et l’ignorance, le spirituel et le matériel … ? »

Le Samedi 10 février à 18 heures, l’association Kadansé proposera un « décrochage chorégraphique » dans l’espace de l’exposition, 1 rue Pierre-Petit dans le vieux Montluçon. L’occasion de transposer des petites formes (solo, duo, trio…), accompagné par le musicien : Laurent Hery. Entrée libre.

Galerie Ecritures, 1, rue Pierre Petit, 03100 Montluçon
https://www.facebook.com/Ecritures.Montlucon/